Lâret o deus.../ Ils ont dit ...

"Ainsi disparaitront insensiblement les jargons locaux, les patois de six millions de Français qui ne parlent pas la langue nationale car, je ne puis trop le répéter, il est plus important qu'on ne pense en politique d'extirper cette diversité d'idiomes grossiers qui prolongent l'enfance de la raison et la vieillesse des préjugés."
Abbé Grégoire devant le Comité de l'Instruction Publique, 20 septembre 1793.

 

"Nul acte public ne pourra, dans quelque partie que ce soit du territoire de la République, être écrit qu'en langue française"
Loi du 2 thermidor an II (20 juillet 1794)

 

"Dans toutes les parties de la République, l'instruction ne se fait qu'en langue française"
Décret du 30 vendémiaire an II (17 novembre 1794) (l'emploi du présent a valeur d'obligation)

 

Il faut "par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement, la corruption du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre [...] Car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton"
Lettres des préfets des Côtes-du-Nord et du Finistère à M. de Montalivet, ministre de l'Instruction Publique, 1831)

 

"Multiplions les écoles, créons pour l'amélioration morale de la race humaine quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux; faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants qui parleront le français..."
Auguste Romieu, sous-préfet de Quimperlé, 1831

 

"Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne"
Propos d'un sous-préfet du Finistère aux instituteurs, 1845

 

C'est en breton que l'on enseigne généralement le catéchisme et les prières. C'est un mal. Nos écoles dans la Basse-Bretagne ont particulièrement pour objet de substituer la langue française au breton..."
Lettre du préfet des Côtes-du-Nord à l'évêque de St Brieuc, 21 novembre 1846

 

"Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation"
M. Dosimont, inspecteur d'académie, 1897

 

"Pour l'unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse"
A. de Monzie, ministre de l'Instruction Publique, à l'inauguration du Pavillon de la Bretagne à l'Exposition Universelle le 19 juillet 1925

 

"Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau".
Georges Pompidou à Sarre-Union, 1972

 

"Il s'agit de savoir si un enseignement généralisé d'une langue régionale durant toute la scolarité secondaire a un caractère de nécessité, voire d'utilité, compte tenu de ses conséquences possibles sur l'équilibre général des enseignements, l'apprentissage des langues vivantes, la pratique correcte de la langue française"
M. Fontanet, ministre de l'Education Nationale, 1973

 

"Je rends hommage à l'école laïque et républicaine qui a souvent imposé le français avec beaucoup d'autorité - il fallait le faire - contre toutes les forces d'obscurantisme social, voire religieux, qui se manifestaient à l'époque. Je suis également heureux que la télévision ait été un facteur d'unification linguistique. Il est temps que nous soyons français par la langue. S'il faut apprendre une autre langue à nos enfants, ne leur faisons pas perdre leur temps avec des dialectes qu'ils ne parleront jamais que dans leur village: enseignons-leur le plus tôt possible une langue internationale!"
R. Pandraud, extraits des débats sur l'Europe de Maastricht, 13 mai 1992

 

"Les langues régionales ont sans doute leur place à l'école comme l'enseignement de n'importe quelle langue ou discipline, mais le bilinguisme en langue régionale est incompatible avec les principes de fonctionnement de l'Ecole Publique. Il privilégie la culture et la langue d'une communauté alors que le rôle de l'école publique est de privilégier la culture et la langue françaises dans un objectif de cohésion sociale."
D. Gauchon, inspecteur de l'Education Nationale, mai 1997

 


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